Rue Màlaga
- Le 08/03/2026
- Dans Autre cinéma étranger
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La feuille Volante n° 2043– Mars 2026.
Rue Màlaga – Un film de Maryam Touzani.
Je veux bien que l'attachement à une ville où on est né et où on a vécu toute sa vie autorise les excentricités les plus déjantées mais quand même! Maria Angeles (Carmen Maura), une veuve espagnole de 79 ans vit seule à Tanger et quand elle reçoit sa fille Clara (Marta Etura) qui vit difficilement à Madrid c'est pour s'entendre dire que cette dernière, propriétaire de l'appartement de Maria, va le mettre en vente. Le moment de panique passé, Maria accepte d'aller à l'hospice mais la nostalgie de son quartier où elle connaît tout le monde est la plus forte et la détermine à réintégrer son appartement et y vivre comme avant. Récupérer ses anciens meubles lui fait rencontrer un brocanteur, Abslam (Ahmed Boulane) dont elle tombe amoureuse mais l'appartement est quand même vendu la laissant désemparée.
L'intrigue est plutôt mince, j'ai eu un peu de mal à suivre Maria dans la reconquête de son ancienne vie même si la redécouverte de l'amour m'a paru une belle aventure, malheureusement sans lendemain. J'ai apprécié la vie dans ce quartier cosmopolite où on parle à la fois espagnol et arabe, avec toutes les senteurs et les couleurs de l'Afrique du Nord. Les visites qu'elle fait à son amie devenue moniale trappiste tournent évidemment au monologue et même à la confession, pas vraiment convaincant, et l'enfermement dans ce couvent préfigure celui auquel est promise Maria dans son hospice. Les longueurs sont un peu trop nombreuses entre les attentes sur un banc et la visite des cimetières où sont enterrés tous les membres de sa famille et la mort s'impose en filigrane, introduite par celle de la religieuse. Je retiens le drame de la vieillesse, de la solitude et l'écran devenu noir laisse le spectateur sur sa faim lui permettant seulement d'imaginer l'épilogue dramatique pour Maria. J'ai été franchement déçu par ce long métrage que la critique présentait pourtant comme intéressant.
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