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la feuille volante

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  • Les gens d'à côté - Un film d'Andre Techiné

    N°1926 – Août 2024.

     

    Les gens d’à côté – Un film d’André Téchiné (2024).

     

    Lucie (Isabelle Huppert) est agent de police technique et scientifique, pas loin de la retraite. Elle sort d’un long séjour en psychiatrie suite au suicide de son compagnon, Slimane, également policier, qui vivait mal le malaise qui régnait dans sa profession. Sa hiérarchie ne souhaite pas qu’elle reprenne son poste mais elle insiste et obtient gain de cause. Elle habite donc seule dans un quartier pavillonnaire, dans le souvenir de cet homme qu’elle continue à aimer. Par hasard, un jeune couple emménage à côté de chez elle et elle se prend d’amitié pour eux, s’occupe de leur petite fille, Rose. Lui, Yan (Nahuel Perez Biscayart) est un artiste de talent un peu marginal et elle (Hafsia Herzi) est une professeure des écoles, débordée. Elle s’aperçoit que Yan est un activiste d’extrême- gauche, anti-flic et en délicatesse avec la justice. Elle s’attache quand même à eux et finit par aider Yan à échapper à une perquisition menée à son domicile et ainsi à entraver une instruction diligentée contre lui, trahissant ainsi son métier, ses fonctions de protection de la société, entravant le cours de la justice et la manifestation de la vérité.

     

    Ce film m’a laissé perplexe. Certes, tout au long de sa carrière André Téchiné s’est toujours attaché aux problèmes de société et aux relations humaines mais ce film qui met en évidence l’humanisme et la tolérance qui bien souvent font défaut à nos sociétés, sonne faux. Que le hasard fasse partie de notre vie au point d’en modifier parfois le cours, cela je veux bien l’admettre. Quant à l’amitié, elle a bien souvent la solidité d’un château de cartes dans un courant d’air. Le talent d’Isabelle Huppert peine à soutenir ce scénario un peu trop manichéen, voire naïf. Peut-on, en effet, sacrifier son métier, sa raison de vivre, sa liberté au nom de l’amitié pour quelqu’un qui ne partage pas les mêmes valeurs que soi ? Les liens ainsi tissés autorisent-ils à violer la loi et à sacrifier ses propres engagements, sa propre vie ?

     

    La voix off n’ajoute rien et je n’ai pas été convaincu non plus par par les relations posthumes que Lucie entretient avec le fantôme de Slimane. C’est donc un sentiment de déception qui domine.

     

  • 1527 - Andrea Moneti

    1527 – Les lansquenets à Rome - Andrea Moneti – Stampa Alternativa.

     

    C’est un roman historique qui se déroule à Rome en 1527.

     

    L’armée de l’empereur Charles Quint de trente mille hommes saccage la Rome du pape Clément VII (Jules de Médicis). Parmi eux, ce sont donc douze mille mercenaires lansquenets luthériens, commandés par Charles de Bourbon qui, après la mort de ce dernier, envahissent la ville, y commentent des pillages et des destructions et le pape se réfugie au Château Sain-Ange où il est prisonnier. Les mercenaires qui ne sont plus payés et qui haïssent Clément VII pour des raisons religieuses, saccagent Rome.

     

    Ce livre n’est pas seulement un roman, c’est aussi un livre d’histoire de cette époque ; de la guerre, de la ville cosmopolite romaine avec tous ses habitants, toutes ses cours, ses cardinaux innombrables, de la papauté, de l’Église corrompue, du scandale des indulgences, de l’hérésie de Martin Luther et de son succès. C’est, en fait un calendrier des années 1527-1528 avec des faits historiques nombreux et précis.

    Il y a eu des vols, des destructions, des viols, des profanations ...partout la mort et la désolation. Puis ce fut la survenue de la peste et avec elle la famine et la chaleur de l’été. Bien sûr on ne manqua pas de proclamer que tout cela était a marque de la colère de Dieu et de Sa vengeance contres les hommes et on évoqua l’apocalypse de Saint Jean. Les palais du Vatican étaient déserts et la Chapelle Sixtine transformée en écurie.

     

    Un capitaine des mercenaires, Heinrich, déplora toutes cette désolation et fut gravement blessé au cours d’un combat. Stefano, médecin à la cour du cardinal Della Valle, malgré tout ce qui les opposait, le sauva d’une mort certaine et sa fille, la belle Angelica, le soigna avec dévotion. Heinrich n’était pas un homme comme les autres, soudard et violent. Il était, certes un mercenaire qui vivait de la guerre mais il était surtout le fils d’un noble, petit propriétaire terrien, qui avait étudié à l’université, quelqu’un de valeur, sensible et un peu idéaliste. Il eurent ensemble des discussions sur Dieu, sur la guerre la vie, la mort, la religion, le pouvoir temporaire du pape, l’inquisition et naquit entre eux un amour authentique et partagé malgré leurs nombreuses différences. Durant les combats qui firent rage, Stefano disparut et Heinrich fit tout ce qu’il put pour le retrouver et le libérer de l’emprise des putes et leurs maquereaux, de la déception des combats, de l’analphabétisme des luthériens, malgré l’argent, la violence, les saccages, les trahisons, les blessures, la mort…

     

    J’ai aimé ce livre historique, apparemment non traduit en français, cette histoire d’amour entre Angelica et Henrich, un mercenaire mais aussi un homme responsable qui prend conscience de la futilité de la guerre et abandonne ses soldats.

  • Volpone - Stefan Zweig

    N°1924 – Août 2024.

     

    Volpone – Stefan Zweig – Petite bibliothèque Payot.

     

    Cette pièce de théâtre est une adaptation très libre faite par Stefan Zweig de la pièce éponyme du dramaturge anglais de la période élisabéthain Ben Jonson que l’auteur de « La confusion des sentiments » trouva si drôle qu’il décida de l’adapter. Ce travail lui pris une quinzaine de jours et fut un succès immédiat et mondial. En France l’adaptation en a été faite par Jules Romains C’est une pièce en trois actes et en prose de 1925.

    Cette œuvre caractérisée par une certaine drôlerie contraste avec l’écriture volontiers sombre de notre auteur. Pourtant, sous les apparences d’une comédie, c’est en réalité une critique de l’avarice et de la cupidité dont l’espèce humaine est coutumière ce qui lui donne une étonnante actualité.

    Les personnages portent des noms d’animaux ce qui définissent leur caractère, un peu dans l’esprit de la commedia dell’arte ainsi qu’il est noté en didascalie, un peu le contraire des fables de La Fontaine ou du roman de renard

    Nous sommes à Venise au temps de la Renaissance et Volpone, un riche Levantin, commerçant et célibataire est en parfaite santé mais joue les mourants pour éprouver la foule des notables de son entourage qu’il est en réalité désireux d’escroquer. Il se fait offrir des cadeaux somptueux par eux, sous forme de richesse et même la vertu d’une épouse, en leur faisant miroiter qu’ils seront ses uniques héritiers. C’est à la fois la critique de l’avarice et de l’envie. Il est aidé en cela par son serviteur, Mosca, qui a bien profité des leçons de son maître et se révèle aussi madré que lui. Cette forme de mise en scène qui révèle des serviteurs bien souvent plus malin que leur maître, sera reprise par plusieurs auteurs de théâtre. De plus l’épilogue a quelque chose de morale même si, le choix un peu extraordinaire qu’a fait Zweig en écrivant cette pièce drôle révèle non seulement une critique de la société et de l’espèce humaine mais peut-être une critique de lui-même, aristocrate de l’esprit, héritier d’une riche famille, une façon de rire de lui. Il y a, certes l’importance de l’argent, de la manipulation et du mensonge mais le véritable héros est moins Volpone que Mosca, valet aussi pervers que son maître et qui finit même par le dépasser en le ruinant, mais qui rachète cependant toutes ses fautes.

    Il m’apparaît cependant que malgré son aspect quelque peu comique qui entraîne son lecteur avec lui, cette comédie est « grinçante » dans la mesure où elle est un des reflets de la nature humaine. C’est d’ailleurs un des aspects caractéristique de l’écriture de Zweig que d’en être le témoin et le dénonciateur . Il est en effet difficile de ne pas voir dans le personnage de Volpone, désireux de s’approprier l’argent et la femme de ses concurrents, autre chose qu’une image pas très reluisante de l’homme. On peut cependant envisager la dernière scène comme une sorte de rachat.

     

     

  • Belle enfant - Thierry Terrasson

    N°1923 – Août 2024.

     

    Belle enfant – Un film de Thierry Terrasson (Jim) – 2024 .

     

    Emily (Marine Bohin), une jeune femme un peu marginale et avide de liberté, apprend par l’une de ses sœurs, que sa mère, Rosalyne (Marisa Berenson) qui réside chez son oncle Remy(Albert Delpy) en Italie au bord de la mer, a fait une tentative de suicide. Elle fait donc le voyage depuis Paris pour la rencontrer. En réalité, cette tentative qui n’a jamais existé, n’était qu’un prétexte pour revoir , une dernière fois peut-être, ses trois filles, parties depuis longtemps pour échapper à cette famille dysfonctionnelle. Elle retrouve donc ses deux sœurs, Salomé (Caroline Bourg) et Cheyenne (Cybèle Villemagne) mais s’apercevant qu’elles sont de connivence, Emily se prépare à repartir pour la France. A Gène, elle rencontre un jeune Français, Gabin,(Baptiste Lecaplain), un amoureux éconduit à qui elle explique que sa mère, dépressive et mégalomane, n’en a jamais été vraiment une, et qui, entre drague et harcèlement, lui conseille de l’affronter pour exorciser les secrets de cette famille hors norme. Il participe d’ailleurs personnellement à ce processus dans un jeu de rôles efficace.

    J’ai trouvé que Marine Bohin, dont c’est le premier long-métrage, campait son personnage avec justesse. entre colère et tendresse.

     

    C’est un film classé dans la catégorie « comédie familiale ». Personnellement je l’ai plutôt abordé comme une œuvre dramatique émouvante et qui, à travers l’opposition traditionnelle mère-fille, remet en cause la figure maternelle classiquement considérée comme le pilier de la famille et qui apparaît ici sous un jour fondamentalement différent, ce qui n’a pas été sans influencer la vie d’adulte de ses trois filles. Je ne suis pas bien sûr cependant que cet épisode ait réussi à ressouder cette parentèle éparpillée, et ce malgré les efforts de cet oncle un peu perdu face à la réalité. Quoiqu’il en soit, c’est un film attachant dans la mesure où il accepte de regarder en face la réalité de la famille à laquelle on a bien trop souvent attaché une image d’Épinal idéale.

     

    Thierry Terrasson (Jim) qui est surtout connu comme auteur de BD, signe ici son premier long-métrage qui est une réussite. Il est plein de belles images aux accents d’une chanson italienne de Pascal et Alexandre Ignelzi. Il joue, avec bonheur sur le registre de l’humour et de l’émotion.

     

  • Hommes qui ne savent pas être aimés

    • Le 07/07/2024

    N°1909– Juillet 2024.

     

    Hommes qui ne savent pas être aimés – Yasmina Reza – Albin Michel.

    Adam, la cinquantaine, est un écrivain qui n’a jamais vraiment connu le succès ou, pour dire les choses plus crûment, c’est un écrivain raté, qui vit très mal cet échec. Il a des états d’âme au sujet de son dernier livre. Il est aussi en crise avec sa femme qui, après avoir soutenu ses tentatives littéraires, ne l’aime plus et parce que son mariage n’est pas vraiment une réussite, et comme si cela ne suffisait pas on vient de lui diagnostiquer un glaucome qui affecte un de ses yeux et pire peut-être. Tout cela n’arrange pas son hypocondrie naturelle qu’il combat en allant méditer, en ce jour, au jardin des Plantes. Il y rencontre par hasard Marie-Thérèse, une copine de lycée célibataire qu’il n’avait pas revue depuis trente ans. Elle est représentante en objets publicitaires, n’a rien de commun avec Adam. Elle ne sait même pas qu’il est devenu écrivain ce qui accentue son mal-être .Elle n’est pas une intellectuelle comme lui, bien au contraire, elle n’a pas d’états d’âme, prend la vie comme elle vient et semble insensible à toutes les difficultés. Malgré cela on imagine facilement une passade rapide entre eux, mais rien ne se passe comme prévu. Lors de leur rencontre, le souvenir d’une autre camarade, Alice, est évoqué ou plus exactement sa mémoire puisqu’elle s’est suicidée à trente ans. Elle était l’amie de Marie-Thérèse et l’objet des fantasmes d’Adam. L’espace d’un instant, son fantôme revit à travers une lettre qu’elle a jadis envoyée à Marie-Thérèse et qu’elle montre à Adam.

    le style, direct et indirect, volontairement haché ou s’étalant dans des phrases démesurément longues, mélangeant le passé et le présent, les détails et les idées générales, donne une ambiance à la fois malsaine, déprimante, distillant volontairement un ennui prégnant, une solitude pesante, une certaine lassitude de vivre .

    Un peu comme à chaque fois avec Yasmina Reza, le livre un fois refermé, je sens une certaine perplexité m’envahir. Je la lis parce que j’ai bien aimé certains de ses romans,. Ici elle parle avec pertinence de la situation de cet écrivain raté, des états d’âme qu’il peut éprouver face à l’écriture, à la notoriété, à l’impossibilité d’écrire, au temps qui passe avec la nostalgie qui va avec, à la vieillesse qui vient et altère tout. S’y ajoutent l’impossibilité des rapports entre les gens, de l’amour qui est fongible et consomptible comme toutes les choses humaines, l’impossibilité d’être heureux...A titre personnel je partage ce que je viens de lire.

  • Lo sciamano delle Alpi - Michele Marziani

    N°1895 – Juin 2024.

    Lo sciamano delle alpi – Michele Marziani – Bottega Errante Edizioni.

    Il libro comincia alla fine di questa storia un po’ complicata della famiglia Beltrami, . In questo romanzo c’e il narratore, Anfio, un medico , professore di oncologia, divorziato da Roberta, poi Ciccia (Clitemnstra) sua sorella, divorziata, finanziaria a Londra,divorziata, Gildo, suo fratello, avvocato a Milano. Tutti e tre sono invitati dalla mamma, in la sua casa. Manca Adrasto, il fratello maggiore del quale gli altri fratelli non sanno niente da un sacco di tempo. A causa della crisi enonomica, Ciccia ha un progetto di investimento a proposito di terreni dove c’é una vecchia miniera d’oro abbandonata, proprietà della famiglia. Bisogna l’accordo di Adrasto dunque è indispensabile cercarlo subito. Fininscono per scoprire che Adrasto ha lasciato il mestiere di medico, fa il pastore in montagna d’estate e frabbrica se stesso i formaggi. Lo trovano , vive in una baita con sua moglie Heidi, piu giovane di ventidue anni di lui e bellissima madre di tre figli che hanno nomi greci presi dall’Iliade e dall’Odisea. :Telemaco, Paride e Ermione. C’é una tradizione famigliale. Ma lui ha un cancro al viso che gli deforma la faccia e che cura con oppio e vischio ; E un metodo di medicina « antroposofica » di Rudolf Steiner, una specie di filosofo, padre dell’agricoltura biodinamica. Anfio pensa che suo fratello abbia letto troppi fumetti di Asterix a causa del druido Panoramix e del suo vischio, ma si innamora di Heidi a prima vista. Adrasto ha avuto il coraggio di abandonnare tutto per vivere vicino alla natura et Ciccia dice che questa vita piacerebbe anche a lei. Nella discussione, Adrasto si rende conto che questa storia della miniera é solo un’operazione finanziaria perché devono mettere alla disposizione della società creata da Ciccia il terreno e la baita di Andrasto. Dunque i tre fratelli decidono di rimanere un po’ da Adrasto, cancellando tutti i loro appuntamenti, per provare di convincerlo. Ma non é così facile All'inizio la storia mi è sembrata banale ma nel corso della lettura l'interesse è venuto .Mi é piaciutto questo libro specificamente a causa dello studio dei personaggi e in particolare quello del narratore. Anfio é divorziato, se sente un po’ solitario e ne soffre. Dunque non puo vedere una donna senza fantasticare. E un po’ donnaiollo, ma ciò che gli manca di più è una famiglia, dei bambini.Le relazioni familiari non sono sempre facili ma tra i fratelli c'è il dolce profumo dell'infanzia che passa troppo in fretta. Tiene il lettore in sospeso con momenti poetici. Una bella scrittura, facile da leggere anche per uno che impara l'italiano [io stesso], questo romanzo non é tradotto in francese. Ho gia letto dei romanzi di quel autore ( « La signora del caviale »- « Umberto Dei -biografia non autorizata di una bicicletta » – « La trotta ai tempi di Zorro ») .

     

     

    Le chaman des Alpes

     

    Le livre commence à la fin de cette histoire un peu compliquée de la famille Beltrami.

    Dans ce roman, il y a un narrateur, Anfio, un médecin, professeur d’oncologie, divorcé de Roberta, puis Ciccia (Clitemnestre), sa sœur, divorcée, financière à Londres, Gildo, son frère, avocat à Milan. Tous les trois sont invités par la mère, chez elle. Il manque Adrasto, le frère aîné , dont les autres frères sont sans nouvelles depuis pas mal de temps.

    A cause de la crise économique, Ciccia a un projet d’investissement à propos de terrains où il y a une vieille mine d’or abandonnée, propriété de la famille. Il faut donc l’accord d’Adrasto et il est indispensable de le chercher immédiatement. Ils finissent par découvrir que Adrasto qui a abandonné son métier de médecin, est berger dans la montagne l’été et fait lui-même ses fromages. Ils le trouvent. Il vit dans une cabane avec sa femme Heidi, plus jeune que lui de 22 ans, une ravissante mère de trois enfants qui portent des prénoms grecs de l’Iliade et de L’Odyssée. C’est une tradition familiale.

    Il a un cancer qui lui déforme le visage et qu’il soigne avec de l’opium et du gui. C’est une méthode de médecine « anthroposophique » de Rudolf Steiner, une sorte de philosophe, père de « l’agriculture biodynamique ». Anfio pense que son frère a lu trop de bandes dessinées d’Astérix, à cause du druide Panoramix et de son gui, ce qui ne l’empêche pas de tomber amoureux d’Heidi au premier regard. Adrastro a eu le courage de tout abandonner pour vivre dans la nature et Ciccia se dit que cette vie ne lui déplairait pas. Dans la discussion, Adrasto se rend compte que cette histoire de mine est seulement une opération financière parce qu’ils doivent mettre à la disposition de la société crée par Ciccia le terrain et la cabane d’Arostro. Les trois frères décident donc de rester un peu chez Adrasto, modifiant tous leurs rendez-vous, pour tenter de la convaincre, mais ce n’est pas chose facile. Au commencement l’histoire m’a semblé banale mais au cours de ma lecture l’intérêt est venu J’ai aimé ce livre spécialement à cause de l’étude des personnages et en particulier celui du narrateur. Anfio est divorcé, se sent un peu seul et en souffre. Il ne peut par conséquent croiser une femme sans fantasmer. C’est un peu un Don Juan mais ce qui lui manque c’est une famille, des enfants. Les relations familiales ne sont pas toujours faciles mais entre les frères il reste le doux parfum de l’enfance qui passe trop vite. Ce roman tien le lecteur en haleine avec des moments poétiques. Un belle écriture, facile à lire même pour quelqu’un ( moi en l’occurrence) qui apprend l’italien .Ce roman n’est pas traduit ne français.

    J’ai déjà lu des romans de cet auteur « La signora del caviale- Umberto Dei, biografia non autotorisata di una bicicleta- Ta trotta ai tempi di Zorro)Gloria – Un film de Margherita Vicario.

    Pie VII vient d’être élu pape et va venir visiter le vieil orphelinat de jeunes filles de Sant’Ignazio à proximité de Venise. Elles y reçoivent une éducation musicale approfondie mais leur seul espoir d’émancipation est le mariage, évidemment arrangé. L’établissement est dirigé par un prêtre âgé, maître de chapelle, surnommé « Maestro », à qui le gouverneur demande une composition originale pour honorer la visite pontificale. Faute d’inspiration, l’ecclésiastique peine à honorer cette commande qui devra être exécutée par le petit orchestre à cordes des pensionnaires.

    Teresa, humble servante anonyme et solitaire, est vouée dans cette institution aux tâches matérielles les plus humbles et personne ne connaît son histoire sordide. Rendue orpheline par la guerre, elle est placée chez le gouverneur qui la viole et se charge de l’éducation de son enfant dont elle est séparée. On lui intime l’ordre de ne parler à personne, ce qui lui vaut le surnom de « La muette ». Par hasard, dans une dépendance, elle découvre un piano et révèle un talent étonnant pour la musique qu’elle joue à l’oreille , traduisant en mélodies les sons du quotidien. Malgré son état de domestique, elle s’intègre à la formation musicale des jeunes pensionnaires et étudie avec elles la musque baroque qui semble avoir leur préférence. Ce qui devait être un concert de musique religieuse destinée à s’attirer les bonnes grâces du pape prend rapidement des chemins de traverse.

    J’ai personnellement apprécié la musique , les décors et les costumes. Ce drame est remarquablement servi par Gallea Bellugi (Teresa) , Carlotta Gamba ( Lucia).

    Ce film italio-suisse sorti en juin 2024 en France, s’inscrit dans le même esprit du cinéma italien actuel, quoique dans des registres différents et qui célèbre l’émancipation des femmes trop souvent oubliées, face à l’intolérance de la société incarnée ici par la toute puissance de l’Église catholique. Ainsi « Il reste encore demain » (2023) de Paola Cortellesi et « La nouvelle femme » (2023) de Lea Todorov.

     

  • Lo sciamano delle Alpi - Michele Marziani

    Lo sciamano delle Alpi – Michele Marziani – Bottega Errante Edizioni.

    Il libro comincia alla fine di questa storia un po’ complicata della famiglia Beltrami, . In questo romanzo c’e il narratore, Anfio, un medico , professore di oncologia, divorziato da Roberta, poi Ciccia (Clitemnstra) sua sorella, divorziata, finanziaria a Londra,divorziata, Gildo, suo fratello, avvocato a Milano. Tutti e tre sono invitati dalla mamma, in la sua casa. Manca Adrasto, il fratello maggiore del quale gli altri fratelli non sanno niente da un sacco di tempo. A causa della crisi enonomica, Ciccia ha un progetto di investimento a proposito di terreni dove c’é una vecchia miniera d’oro abbandonata, proprietà della famiglia. Bisogna l’accordo di Adrasto dunque è indispensabile cercarlo subito. Fininscono per scoprire che Adrasto ha lasciato il mestiere di medico, fa il pastore in montagna d’estate e frabbrica se stesso i formaggi. Lo trovano , vive in una baita con sua moglie Heidi, piu giovane di ventidue anni di lui e bellissima madre di tre figli che hanno nomi greci presi dall’Iliade e dall’Odisea. :Telemaco, Paride e Ermione. C’é una tradizione famigliale. Ma lui ha un cancro al viso che gli deforma la faccia e che cura con oppio e vischio ; E un metodo di medicina « antroposofica » di Rudolf Steiner, una specie di filosofo, padre dell’agricoltura biodinamica. Anfio pensa che suo fratello abbia letto troppi fumetti di Asterix a causa del druido Panoramix e del suo vischio, ma si innamora di Heidi a prima vista. Adrasto ha avuto il coraggio di abandonnare tutto per vivere vicino alla natura et Ciccia dice che questa vita piacerebbe anche a lei. Nella discussione, Adrasto si rende conto che questa storia della miniera é solo un’operazione finanziaria perché devono mettere alla disposizione della società creata da Ciccia il terreno e la baita di Andrasto. Dunque i tre fratelli decidono di rimanere un po’ da Adrasto, cancellando tutti i loro appuntamenti, per provare di convincerlo. Ma non é così facile All'inizio la storia mi è sembrata banale ma nel corso della lettura l'interesse è venuto .Mi é piaciutto questo libro specificamente a causa dello studio dei personaggi e in particolare quello del narratore. Anfio é divorziato, se sente un po’ solitario e ne soffre. Dunque non puo vedere una donna senza fantasticare. E un po’ donnaiollo, ma ciò che gli manca di più è una famiglia, dei bambini.Le relazioni familiari non sono sempre facili ma tra i fratelli c'è il dolce profumo dell'infanzia che passa troppo in fretta. Tiene il lettore in sospeso con momenti poetici. Una bella scrittura, facile da leggere anche per uno che impara l'italiano [io stesso], questo romanzo non é tradotto in francese. Ho gia letto dei romanzi di quel autore ( « La signora del caviale »- « Umberto Dei -biografia non autorizata di una bicicletta » – « La trotta ai tempi di Zorro ») .

     

     

    Le chaman des Alpes

     

    Le livre commence à la fin de cette histoire un peu compliquée de la famille Beltrami.

    Dans ce roman, il y a un narrateur, Anfio, un médecin, professeur d’oncologie, divorcé de Roberta, puis Ciccia (Clitemnestre), sa sœur, divorcée, financière à Londres, Gildo, son frère, avocat à Milan. Tous les trois sont invités par la mère, chez elle. Il manque Adrasto, le frère aîné , dont les autres frères sont sans nouvelles depuis pas mal de temps.

    A cause de la crise économique, Ciccia a un projet d’investissement à propos de terrains où il y a une vieille mine d’or abandonnée, propriété de la famille. Il faut donc l’accord d’Adrasto et il est indispensable de le chercher immédiatement. Ils finissent par découvrir que Adrasto qui a abandonné son métier de médecin, est berger dans la montagne l’été et fait lui-même ses fromages. Ils le trouvent. Il vit dans une cabane avec sa femme Heidi, plus jeune que lui de 22 ans, une ravissante mère de trois enfants qui portent des prénoms grecs de l’Iliade et de L’Odyssée. C’est une tradition familiale.

    Il a un cancer qui lui déforme le visage et qu’il soigne avec de l’opium et du gui. C’est une méthode de médecine « anthroposophique » de Rudolf Steiner, une sorte de philosophe, père de « l’agriculture biodynamique ». Anfio pense que son frère a lu trop de bandes dessinées d’Astérix, à cause du druide Panoramix et de son gui, ce qui ne l’empêche pas de tomber amoureux d’Heidi au premier regard. Adrastro a eu le courage de tout abandonner pour vivre dans la nature et Ciccia se dit que cette vie ne lui déplairait pas. Dans la discussion, Adrasto se rend compte que cette histoire de mine est seulement une opération financière parce qu’ils doivent mettre à la disposition de la société crée par Ciccia le terrain et la cabane d’Arostro. Les trois frères décident donc de rester un peu chez Adrasto, modifiant tous leurs rendez-vous, pour tenter de la convaincre, mais ce n’est pas chose facile. Au commencement l’histoire m’a semblé banale mais au cours de ma lecture l’intérêt est venu J’ai aimé ce livre spécialement à cause de l’étude des personnages et en particulier celui du narrateur. Anfio est divorcé, se sent un peu seul et en souffre. Il ne peut par conséquent croiser une femme sans fantasmer. C’est un peu un Don Juan mais ce qui lui manque c’est une famille, des enfants. Les relations familiales ne sont pas toujours faciles mais entre les frères il reste le doux parfum de l’enfance qui passe trop vite. Ce roman tien le lecteur en haleine avec des moments poétiques. Un belle écriture, facile à lire même pour quelqu’un ( moi en l’occurrence) qui apprend l’italien .Ce roman n’est pas traduit ne français. J’ai déjà lu des romans de cet auteur « La signora del caviale- Umberto Dei, biografia non autotorisata di una bicicleta- Ta trotta ai tempi di Zorro)

  • Gloria un film de Margherita Vicario

    N°1894 – Juin 2024.

    Gloria – Un film de Margherita Vicario.

    Pie VII vient d’être élu pape et va venir visiter le vieil orphelinat de jeunes filles de Sant’Ignazio à proximité de Venise. Elles y reçoivent une éducation musicale approfondie mais leur seul espoir d’émancipation est le mariage, évidemment arrangé. L’établissement est dirigé par un prêtre âgé, maître de chapelle, surnommé « Maestro », à qui le gouverneur demande une composition originale pour honorer la visite pontificale. Faute d’inspiration, l’ecclésiastique peine à honorer cette commande qui devra être exécutée par le petit orchestre à cordes des pensionnaires.

    Teresa, humble servante anonyme et solitaire, est vouée dans cette institution aux tâches matérielles les plus humbles et personne ne connaît son histoire sordide. Rendue orpheline par la guerre, elle est placée chez le gouverneur qui la viole et se charge de l’éducation de son enfant dont elle est séparée. On lui intime l’ordre de ne parler à personne, ce qui lui vaut le surnom de « La muette ». Par hasard, dans une dépendance, elle découvre un piano et révèle un talent étonnant pour la musique qu’elle joue à l’oreille , traduisant en mélodies les sons du quotidien. Malgré son état de domestique, elle s’intègre à la formation musicale des jeunes pensionnaires et étudie avec elles la musque baroque qui semble avoir leur préférence. Ce qui devait être un concert de musique religieuse destinée à s’attirer les bonnes grâces du pape prend rapidement des chemins de traverse.

    J’ai personnellement apprécié la musique , les décors et les costumes. Ce drame est remarquablement servi par Gallea Bellugi (Teresa) , Carlotta Gamba ( Lucia).

    Ce film italio-suisse sorti en juin 2024 en France, s’inscrit dans le même esprit du cinéma italien actuel, quoique dans des registres différents et qui célèbre l’émancipation des femmes trop souvent oubliées, face à l’intolérance de la société incarnée ici par la toute puissance de l’Église catholique. Ainsi « Il reste encore demain » (2023) de Paola Cortellesi et « La nouvelle femme » (2023) de Lea Todorov.

    © Hervé GAUTIER