la feuille volante
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La felicità del lupo - Paolo Cogneti
- Le 31/05/2025
- Dans Littérature italienne
N°1984 – Juin 2025.
La felictà del lupo - Paolo Cogneti - Einaudi.
La montagne est le lieu idéal pour se ressourcer et faire le point quand la vie vous invite à réfléchir sur votre parcours. La petite station de ski alpine de Fontana Fredda accueille au début de l’automne Fausto, la quarantaine, qui a choisi de quitter la vie étouffante de Milan et son mariage raté pour revenir seul et pour une durée indéterminée dans ce village du val d'Aoste où il a passé ses vacances d'enfant. Il vient chercher dans ce paysage montagneux un nouvel élan pour son écriture un peu en berne et pour survivre se fait cuisinier dans le restaurant de Babette qui elle aussi fuit le brouhaha du monde. Dans ce lieu solitaire il rencontre Santorso, ancien garde forestier, un peu ermite et donc taiseux mais qui aime et respecte la nature et Silvia, une jeune serveuse mais aussi artiste-peintre de vingt sept ans, de passage, un peu perdue elle aussi et qui recherche un ailleurs. Le temps change et vient l'hiver et avec lui la neige, les paysages qui changent, les employés des pistes, les bucherons, les skieurs qui animent ce lieu, mais aussi le retour possible du loup, animal longtemps chassé, à la fois dangereux et fascinant mais dans son milieu naturel. J'y ai vu une ressemblance avec ces personnages, dans leur recherche d'une certaine sérénité dans la liberté.
Avec le retour du printemps Fausto et SIlvia, aussi instables l'un que l'autre vont s'aimer mais aussi quitter Fontana Fredda, elle pour monter plus haut vers le glacier Felik, lui pour la ville où il espère régler son divorce.
Il y a l'histoire d'amour, somme toute assez banale, avec ses hésitations et ses questions, le parcours de ces personnages qui fuient le monde mais aussi et surtout la montagne, ses paysages sauvages, sa solitude qui convient bien à chacun d'eux, la vie rude et simple qu'elle offre, ses habitants qui vivent au rythme ses saisons, une opportunité pour Fausto et Silvia de faire le point sur leur vie, leur parcours... C'est aussi une réflexion sur la beauté de la nature, sa flore et sa faune et le respect que l'homme lui doit, plus souvent amené à la détruite pour des questions financières,
Le style est agréable et ce n'est pas première fois que Paolo Cognetti choisit la montage comme décor de ses romans, "Les huit montagnes" a été couronné par le prix Strega en Italie et en 2017 par le prix Médicis étranger en France.
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Le dernier thé de maître Sohô - Cyril Gely
- Le 16/05/2025
- Dans littérature française et francophone
N°1983– Mai 2025.
Le dernier thé de maître Sohô - Cyril Gely - Arléa.
Nous somme en en 1853 et le Japon s'ouvre au monde, notamment par le commerce. Ibukii est une jeune femme qui veut bousculer les traditions et devenir samouraï, une carrière pourtant exclusivement réservée aux hommes. Elle refuse de vendre du saké comme son père. de se marier avec Matsuo à qui elle est très attachée, c'est à dire renonce à un avenir à la fois confortable et lucratif. Avec l'évolution des choses, la volonté de l'empereur, le Japon a cessé d'être un pays traditionnel de guerriers pour se tourner vers la modernité, vers l'avenir où les samouraïs n'ont plus leur place et trahissent parfois leur idéal pour survivre. Apprendre la voie du sabre suppose le déguisement d'Ibuki en garçon et son départ pour la lointaine maison de Sohô, un vieux maître samouraï, retiré du monde et qui se consacre à la méditation. Le long trajet effectué par Ibuki à pied, par tous les temps, a quelque chose d'initiatique.
C'est une rencontre de deux personnages que rien ne prédisposait à se croiser et qui vont faire ensemble un parcours exceptionnel, l'un respectant l'autre, avec ce jeu subtil du travestissement de la jeune fille sans qu'on sache vraiment jusqu'à quel point le vieil homme en est dupe. Il s'ensuit tout un apprentissage ésotérique pour Ibuki et un retour à la vie pour Sohô où il est question de sabre, de code d'honneur mais aussi de thé, toute une philosophie, tout un paradoxe aussi puisque le premier prend la vie et le second la donne. Ces deux destins complices, se réaliseront chacun à leur manière, mais dans une sorte de halo lumineux où l'expérience de l'un enrichie la connaissance de l'autre dans un monde qui s'efface et un autre qui naît .
C'est bien écrit avec des phrases courtes et une narration agréable, dans un style très japonais. J’ai lu ce roman comme un conte poétique qui se déroule hors du temps. J'ai apprécié autant le dépaysement que le décor traditionnel, la documentation spécifiquement nippone avec un intérêt tout particulier pour les différentes catégories de thé et la cérémonie de leur préparation dont l'auteur parle avec plaisir et l'écriture du "jiseiku", un poème à forme fixe (cinq vers et trente et une syllabes) et que le samouraï écrit avant de quitter la vie. j'ai aussi aimé l'épilogue où l'attachement de de Sohô à Ibuki perdure par-delà la mort du vieil homme, à travers les saveurs du thé.
Ce fut pour moi un bon moment de lecture.
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La stratégie du lezard - Valerio Varesi
- Le 14/05/2025
- Dans Littérature italienne
N°1982– Mai 2025.
La stratégie du lézard- Valerio Varesi - Agullo.
Traduit de l'italien par Florence Rigollet.
Parme est engluée dans la neige, le brouillard et de froid humide des bords du Pô, ce qui va bien au commissaire Soneri, bougon, pessimiste, nostalgique. Heureusement, sa délicieuse compagne Angela, la cuisine et le bon vin sont là pour le sortir de son apathie, mais aussi parce qu'il est aussi policier et qu'à ce titre il doit veiller sur la population. On lui signale, venant de la digue, des musiques nocturnes bizarres, la mort d'un vieil homme souffrant de démence dans l'escalier de secours d'un hospice privé, une bagarre autour d'un cercueil, l'agression d'un curé et par dessus tout cela la disparition du maire officiellement parti faire du ski. Soneri est dubitatif mais ce qu'il sait c'est que cette ville est corrompue jusqu'à la moelle, avec le trafic d'influence et de drogue, la spéculation sur les marchés publics, le blanchiment d'argent sale, les dessous de table, les atermoiements de la justice et la paralysie provoquée de la police, le tout camouflé sous des dehors parfaitement légaux, avec de généreux actes d'altruisme, des montages juridiques compliqués, des prête-noms... C'est sans compter les magouilles politiques de tout bord avec des élus sont en délicatesse avec la justice, des notables qui manipulent les comptes et les gens, la mafia qui investit les entreprises, le pouvoir et le pervertit. Une véritable stratégie employée par les mafieux et les politiciens pour cacher leurs activités criminelles, un peu comme le lézard qui sacrifie sa queue pour ne pas être pris. Au départ, ce qui n'était qu'un fait anodin débouche sur un enchaînement de circonstances qui amène le commissaire à enquêter, un peu avec l'aide du hasard.
Comme toujours sous la plume de Varesi, la ville de Parme est un authentique personnage de ce roman passionnant, bien écrit (bien traduit?) plein d'un suspense de bon aloi et agréable à lire, même si l'image qu'il en donne n'est pas vraiment à son avantage.
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Familia
- Le 06/05/2025
- Dans Cinéma italien
N°1981– Mai 2025.
Familia - un film de Francesco Costabile. (2024)
Rome, 1980. Licia Celeste (Barbara Ronchi) élève difficilement et seule ses deux fils, Gigi et Alessandro puisque leur père, Franco (Francesco di Leva) est en prison à la suite d'un braquage de banque manqué et surtout de violences sur son épouse. L'absence du père et sa brutalité ont marqué leur enfance.
Après dix ans d'absence, Franco réapparaît, souhaitant réintégrer ce qu'il considère comme son foyer, mais Gigi (Francesco Gheghi) s'est intégré à un groupe fasciste et le suit aveuglément, reproduisant le schéma paterne de la violence. Tout le film est fait d'une alternance de brutalités à la fois à l'intérieur de cette famille déchirée et à l’extérieur avec une dimension politique et nostalgique du fascisme et de tendresses d'Alessandro pour sa mère. Le film aborde également la notion d'emprise et avec elle la manipulation psychologique. Licia, malgré toutes ses démarches pour gommer Franco de sa vie l'accepte finalement dans son nouveau foyer malgré toutes ses dérives. La reproduction de l'échec me parait un thème intéressant soit qu'on l’attribut à des causes génétiques soit, et c'est plus cruel, à une sorte de destin qui contrecarre les efforts qu'on fait précisément pour éviter ce clonage, autrement dit on cherche à ne pas reproduire le modèle mais, malgré soit, il s'impose à nous.
Certes, ce film, le deuxième de ce réalisateur, s'inscrit dans une sorte de renaissance bienvenue du cinéma italien et aborde le difficile et trop longtemps négligé thème de la violence faites aux femmes et spécialement dans le microcosme familial.
La violence semble être un des thèmes favoris de Francesco Costabile puisque son premier long métrage "Una femmina" (2022) traite de la lutte d'une femme contre la puissante mafia calabraise. Il semble également favoriser la biographie puisque ces deux films sont directement inspirés de faits réels.
Sans négliger aucunement les autres formes de créations artistiques, ce que je demande au cinéma, et à la littérature, c'est d'être le miroir de leur époque, surtout dans une société de plus en plus folle qui a perdu ses certitudes, ses repères et sa boussole. L'espèce humaine est capable du pire comme du meilleur, mais bien souvent du pire et oublie souvent l'élémentaire bon sens. Je suis quand même sorti de ce film secoué par cette violence anxiogène.
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Le fate ignoranti
- Le 02/05/2025
- Dans Cinéma italien
N°1980– Mai 2025.
Le fate ignoranti (tableau de famille)- Un film italien de Ferzan Özeptek (2001).
Antonia (Margherita Buy), biologiste à Rome, quadragénaire, découvre après la mort tragique de Massimo (Andrea Renzi), son mari, un tableau ayant appartenu à ce dernier et dédicacé "La tua fata ignorante" (ta fée qui ne sait rien). Elle suppose que Massimo avait une maîtresse et malgré le deuil se met en devoir de la retrouver. Après quelques recherches elle acquiert la certitude qu'il s'agissait, non pas d'une femme... mais d'un homme et que leur liaison durait depuis sept ans. Elle qui vivait confortablement dans un quartier résidentiel se retrouve dans cette communauté homosexuelle d'hommes et de femmes logés dans un immeuble d'un quartier populaire romain. Bouleversée par ce contraste, elle finit par s'intégrer à cette nouvelle tribu à la fois spontanée et cordiale où on mange et boit beaucoup, au point de se lier avec Michele (Stefano Accorsi), ancien amant de Massimo.
Ce film m'a inspiré nombre de réflexions eu égard aux différents thèmes qu'il évoque. Le deuil brutal dans lequel est plongée Antonia mais aussi sa révolte devant la trahison de son mari sont d'autant plus forts qu'elle était à ce point attachée à Massimo qu'ils rejouaient volontiers, après dix ans de mariage, les circonstances de leur première rencontre. Non seulement elle n'a rien vu de cette liaison avec Michele et a été "une fée ignorante" à sa manière, mais il m'a semblé qu'elle ressentait une sorte de culpabilité face à la révélation de la bisexualité de son mari. Elle restera cependant attachée à lui en mettant au monde l'enfant qu'elle porte.
La présence des femmes me parait essentielle. Celle de la mère d'Antonia (Erika Blanc) qui vient la soutenir mais aussi l'inviter à vivre librement après cette épreuve. Cette liberté toute neuve me semble aussi être symbolisée par Serra (Serra YIlmaz) qui anime cette communauté faite d'amour et de tolérance et dont les nombreux membres qui la composent sont, avec leur spontanéité et leur naturel, eux aussi des "Fées ignorantes". Antonia acceptant cette nouvelle forme de vie, s'intégrera à ce phalanstère où finalement elle se sent bien et même utile puisque, en tant que médecin, elle soigne un de ses membres atteint du Sida qui a cependant épargné Michele et Massimo.
Un grand film servis par de bons acteurs.
Ferzan Ospetek, a créé une série télévisée inspirée par ce film.
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Les guerriers de l'hiver - Olivier Norek
- Le 01/05/2025
- Dans littérature française et francophone
N°1979– Mai 2025.
Les guerriers de l'hiver - Olivier Norek - Michel Lafon.
Nous sommes en novembre 1939 et Staline envahit la Finlande à la suite de l'échec des négociations visant à créer sur son territoire une zone tampon pour protéger la ville de Leningrad d'une attaque allemande. Cette "guerre d'hiver" qui ne dura que 105 jours (jusqu'en mars 1940) opposa la petite armée finnoise à l"armada soviétique. A l'issue de ce conflit, la Finlande perd certes 10% de son territoire mais est cependant considéré comme un désastre russe parce que ces combats ont mis en évidence l'extraordinaire combativité des Finlandais dont l'un d'eux, le sniper Simo Häyhä, un simple paysan mobilisé, particulièrement doué pour le tir et à l'étonnante facilité d'adaptation, a réussi à lui seul à éliminer un nombre impressionnant d'ennemis au point de mériter le surnom de "La mort blanche". Ce roman est aussi un acte de mémoire pour tous ceux qui sont morts pour la défense de leur pays;
Cette "guerre d'hiver" se déroule quand la France connaît la "drôle de guerre" selon l'expression de Roland Dorgelès, et après la signature du pacte germano-soviétique d’août 1939. Elle a donné lieu à une réprobation officielle des démocraties européennes et s'est terminée par une perte de territoires pour la Finlande mais ce confit a mis en évidence les faiblesses de l'armée russe et inspirera sans doute Hitler pour l'invasion de la Russie. Cela n’empêcha pas Staline de donner l’ordre à son armée de continuer le combat malgré la signature de l’armistice avec la Finlande.
L'histoire égaillerait-elle dans cette partie du monde puisque l'actuel conflit en Ukraine ressemble étonnement à cette "guerre d'hiver"dont les leçons sont à méditer. Même agresseur russe, mêmes fausses raisons avancées pour l'agression injuste de la Finlande, même disproportion des forces armées, même mépris des Russes pour la vie de leurs propres soldats, mêmes bombardements aveugles pour terroriser les populations civiles, mêmes mensonges officiels servant la propagande, mêmes erreurs de stratégie des officiers survivants des purges de Staline, mêmes dissimulations de la réalité des combats face à un dictateur redouté, même sous-équipement des agressés face à la puissance envahissante, mais aussi de la part des agressés, même façon de s'adapter intelligemment et courageusement aux circonstances face à l’obéissance aveugle de l'ennemi aux ordres du Kremlin.
OlivIer Norek, surtout connu pour ses thrillers, change ici de registre pour le roman historique puisque l'histoire passionnante et fort bien écrite de Simo Häyhä (1905-2002), est authentique comme l'est celle des autres personnages. qui peuplent ce moment historique. C'est un roman bienvenu dans la mesure où il révèle une guerre un peu oubliée, en marge de la Seconde guerre mondiale, où les Européens ont abandonné les Finlandais mais la nation finlandaise en est sortie renforcée. Il nous invite aussi à retenir les leçon de l'Histoire.
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Poèmes pour Valli
- Le 28/04/2025
Ce matin (Valli-3)
Ce matin Valli est partie
Nous l’avons accompagnée
Ce n’était pas triste
Il y a eu des paroles, de la musique
des sourires ou simplement une présence,
Venus de loin ou d’à côté, pour tous être là était important
Parce que nous l‘aimions beaucoup
Elle reposera en Ombrie, parmi les siens,
Je ne sais pas pourquoi, j’ai l’impression que nous reparlerons d’elle
pendant longtemps alors que l’oubli menace les mémoires
Peut-être parce que , malgré sa modestie ,
Elle ne laissait personne indifférent
© H.G.
A la mémoire de Valli Vigna décédée en 2021.
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Surtensions- Olivier Norek
- Le 23/04/2025
- Dans littérature française et francophone
N°1978– Avril 2025.
Surtensions - Olivier Norek - Michel Lafon.
Le départ de toute cette histoire est le rapt avec demande de rançon de David Sebag, 19 ans, fils de Marc Sebag , patron d'une grosse boite de consulting informatique. Le groupe du capitaine Coste du SDPJ 93 se charge de cette affaire mais eu égard à la notoriété de Sébag, de sa réussite et peut-être aussi de sa confession juive dans un contexte très antisémite, c'est la BRI (antigang) prend le relais puis d'autres services, cantonnant le groupe de Coste aux recherches accessoires. La rançon tardant à être payée, les ravisseurs tuent David.
D'autre part, le frère d'Alexandra Mosconi, Nunzio est en préventive pour une montre de luxe qu'il portait et qui aurait été reconnue comme faisant partie du braquage d'une importante bijouterie. Le but d'Alexandra est de faire libérer son frère avec des complices peu recommandables et un avocat douteux qui imagine un plan audacieux non dénué d'arrières pensées ce qui n'est pas sans brouiller un peu plus cette affaire.
L'auteur, ancien capitaine de police, n'épargne rien au lecteur des techniques investigations et d'interrogations policières mais aussi des procédures à respecter en cas d’intervention de l'IGPN, non plus d'ailleurs que les astuces des délinquants pour ne pas être repérés, les manœuvres des avocats pour couvrir leurs clients. Il se fait un devoir de relater l'atmosphère malsaine des prisons et les violences, y compris sexuelles, qui y ont lieu, la guerre interne des services de police, les querelles hiérarchiques, les abus d'autorité, les jalousies d’alcôves, mais aussi la cohésion du groupe, la psychologie des policiers en cas d'accidents, le tout sur un rythme soutenu plein de suspens qui laisse le lecteur en tension.
Une des choses que j'attends de la littérature, et le roman policier en fait évidemment partie, c'est d'être le reflet de son temps. L'espèce humaine est telle qu'elle ne peut que servir de modèle à ce genre de création puisque notre société est de plus en plus folle et violente. Je suis assez fan des romans policiers mais pas forcément de ce genre haletant avec agressions . Pourtant, au fil des pages, pris par l'action un peu compliquée de ce roman et malgré un style assez brut qui pourtant se lit bien, je me suis lissé happé par l'histoire.