Eveline Mailhot

Deux jours de vertige

La Feuille Volante n°1060– Août 2016

DEUX JOURS DE VERTIGE Eveline Mailhot – Notabilla.

 

Dans un coin reculé de la campagne québécoise, un groupe d'amis a décidé de se retrouver pour fêter l’anniversaire de Félicie. Celle qui nous présente les convives, c'est Sara, la trentaine, une doctorante qui peine a terminer sa thèse et hésite beaucoup sur son avenir. Apparemment l'université ne l'enthousiasme pas et elle est à l'âge des grandes décisions pour soi-même. Parmi ceux qui doivent venir, elle apprend au dernier moment que Hugo sera de la fête, ce même Hugo avec qui elle a vécu bien des années auparavant et qui l'a quittée. Même si elle ne l'a pas oublié, cette nouvelle la laisse circonspecte.

 

La soirée du premier jour s'étire mollement avec des conversations convenues, artificielles, parfois des confidences pleines de promesses et l'alcool aidant chacun se lâche mais sans plus. On parle les uns des autres, de ses souvenirs communs, on se demande des nouvelles… Les retrouvailles entre Sara et Hugo sont hésitantes mais la jeune femme, malgré leur aventure ratée se sent de plus en plus attirée vers lui.

 

C'est une jeune femme sensible, assez incapable de cacher ses sentiments, de mentir, d'être hypocrite. On sent bien que ces questions lui donnent le vertige autant que l'envie qu'elle a de renouer avec son ancien amant. Ensuite l’alcool délie un peu les langues, alourdit le sommeil avec des rêves, il y a pas mal de fantasmes autour de chacun mais finalement il ne se passe rien de ce qu'on pouvait attendre, à tout le moins entre eux deux. Ses états d'âme n 'empêchent pas Sara de profiter du moment présent, mais avec un autre et de n'en rien montrer. Qu'adviendra-t-il de cette toquade amoureuse ? Elle durera peut-être quelque temps puis se dissoudra dans le présent sans rien donner pour l'avenir. Ensuite, chacun repart de son côté avec des promesses de se revoir qui ne seront bien entendu pas suivies d'effet et la vie reprend son cours pour chacun après cette parenthèse de deux jours.

 

Je me suis sans doute laissé abusé par le graphisme de la couverture, et peut-être aussi par « la quatrième ». Je m’attendais à autre chose, surtout en matière de vertige, mais j'ai surtout ressenti de l'ennui à la lecture de ces pages. Cela dit c'est bien écrit, ça se lit bien, mais l'action est lente, artificielle, sans intérêt autre que cette ambiance un peu triste d'une réunion de famille à huis-clos. Finalement je n'ai fait qu'effleurer ce roman que ne m'a pas passionné. Mais peut-être suis-je passé à côté de quelque chose ?

 

 

 

 

© Hervé GAUTIER – Août 2016. [http://hervegautier.e-monsite.com

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