LE VIEUX QUI LISAIT DES ROMANS D’AMOUR - Luis SEPULVEDA - Editions Métaillé.

 

N° 166 - Septembre 1993.

 

LE VIEUX QUI LISAIT DES ROMANS D’AMOUR - Luis SEPULVEDA - Editions Métaillé.

 

Je dois avoir un faible pour les écrivains sud-américains mais ce roman de Sepulveda parvenu entre mes mains par hasard m’a, comme à chaque fois, procuré ce dépaysement un peu surréaliste d’une contrée perdue au bord d’un fleuve, unique voie de communication qui la relie à la civilisation. Il apporte à ce village nouvelles et vivres, et, bien entendu il émerge de ce petit peuple de « peones » et de « jivaros » des personnalités fortes qui s’imposent par leur seule présence.

El Idilio, petit village de l’Equateur est situé dans la forêt au bord du fleuve. Antonio José Bolivar Proano y vit ou plutôt y survit dans une solitude tout juste égayée par la lecture laborieuse de romans qui parle de l’amour, le vrai, celui qui fait souffrir... C’est sa manière à lui d’oublier qu’il vieillit. Il a tout abandonné, sauf peut-être la chasse qu’il va reprendre une ultime fois contre un ocelot qui menace le village. Il n’aura pas trop de toute la science que lui ont enseigné jadis les indiens Shuars pour déjouer ses pièges et en venir à bout. Mais le combat qu’il livre contre la bête est sans haine, un peu comme le dernier avant de basculer dans la mort. Il tue le fauve pour réparer les erreurs et la barbarie des hommes qu’il hait définitivement mais surtout pour protéger ce petit coin de terre où il a choisi de mourir.

 

 

© Hervé GAUTIER

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